RAPPORT DE LA PRÉSIDENTE, 1997l'Association canadienne des Sociétés Elizabeth FryCETTE année, nous avons, encore une fois, relevé de nombreux défis et connu certaines réussites. Nous sommes très satisfaites de notre processus de régionalisation. Avec l'aide des représentantes régionales, nous espérons que se poursuive en région l'excellent travail de défense dont les femmes purgeant des peines à la Prison pour femmes de Kingston ont pu tirer profit grâce à l'ACSEF. Les représentantes régionales ont assumé les visites mensuelles des femmes dans les prisons régionales. Leurs rapports réguliers à la directrice exécutive de l'ACSEF, et ceux de leurs collègues régionales, tiennent le bureau de l'ACSEF et les membres à jour sur des questions d'intérêt pour les femmes purgeant une peine dans une prison fédérale où que ce soit au pays. En outre, notre directrice exécutive a, cette année, visité à plusieurs reprises chacune des prisons régionales, la Loge de guérison Okimaw Ohci et la Prison pour femmes à Kingston. J'ai également visité les prisons. Je représente l'ACSEF au Kekuwemkunawuk et auprès des Gardiens du Cercle de la vision de la Loge de guérison Okimaw Ohci. L'ACSEF continue de souligner les succès et les leçons tirées de l'expérience des ainées, des femmes, du personnel et des membres de la communauté de Nekaneet qui appuient la Maison. Nous continuons aussi à encourager les Services correctionnels du Canada (SCC) à en tirer profit et à suivre l'exemple de la Loge de guérison Okimaw Ohci au chapitre de la direction, de la formation du personnel et des approches d'intervention. Cette année, nous avons également insisté pour que soient mises à exécution les recommandations de la juge Arbour, au lendemain de la publication de son rapport, le 1er avril 1996, suite à la Commission d'enquête sur les événements ayant eu lieu à la Prison pour femmes de Kingston. Sauf pour la démission du Commissaire des Services correctionnels consécutive à la publication du rapport, les SCC n'ont pas jugé bon de reconnaître leur part de responsabilité, encore moins leur imputabilité, au chapitre des agissements et de l'inaction à la Prison pour femmes de Kingston. Nous avons plutôt eu droit à la reprise, à l'Institution pour femmes d'Edmonton et, à un degré moindre, à l'Institution pour femmes Nova, d'une multitude de problèmes dont faisait mention la juge Arbour relativement aux événements de 1994 survenus à la Prison pour femmes. Il est regrettable, alors que s'achève l'année, que nous soyons toujours dans l'attente d'une réponse de la part du gouvernement quant à la mise à exécution des recommandations de la Commission Arbour. Et maintenant que l'élection a eu lieu, nous craignons qu'il faille quelque temps avant que nous puissions progresser à cet égard. L'exercice financier tire à sa fin et nous attendons toujours la réponse du gouvernement concernant les recommandations de la juge Ratushny mandatée pour revoir les dossiers des femmes emprisonnées pour s'être défendues contre un conjoint violent. Six femmes ont été recommandées pour un allègement parmi cinquante-cinq requérantes emprisonnées ayant demandé une telle révision. La juge Ratushny a d'abord fait l'examen, suivi de recommandations, des dossiers des 98 femmes toujours emprisonnées au moment de leur demande. Elle est maintenant à revoir les cas de quarante-trois femmes en liberté conditionnelle ou déjà libérées dans la communauté. Nous attendons les résultats de cette partie de l'examen, ainsi que son rapport final dans lequel elle fera des recommandations au regard d'une réforme législative. Là encore, nous craignons que, l'élection fédérale ayant eu lieu, le processus soit retardé. Ce ne sont là que quelques-unes des questions sur lesquelles nous nous sommes penchées. Comme notre directrice exécutive fournira des détails supplémentaires sur les activités de l'année, j'aimerais plutôt conclure en félicitant le personnel de l'ACSEF et le réseau pour une autre année de travail extraordinaire et d'engagement exceptionnel. Les femmes avec qui et au nom de qui nous travaillons jouissent de l'appui d'un réseau de femmes riche et diversifié dont les services et les programmes, dans les communautés et dans les institutions, ont tous pour objectif leur intégration dans la communauté aussi rapidement et aussi sûrement que possible. C'est un plaisir de siéger à titre de présidente d'un tel organisme, composé d'employés et de bénévoles dévoués. Présidente [E-Mail: CAEFS@web.ca] |