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Abolir la peine obligatoire
minimum dincarcération à vie pour meurtre au premier et au
deuxième degré ainsi que toutes les autres peines
minimum.
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Abolir les règles
dexclusion à la libération conditionnelle dans les cas de
meurtre.
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Permettre lextension de
la période de non-éligibilité à la
libération conditionnelle pour les cas de meurtre seulement sil
existe des preuves irréfu-tables, si un jury en fait la recommandation
au juge et si les raisons du refus sont fournies par
écrit.
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Réviser en appel les
refus déjà prononcés et faire une révision
judiciaire des décisions déligibilité à la
libération conditionnelle dans les cas de violation possible de la
Charte des Droits.
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Initier ou financer les
recherches quantitatives et qualitatives sur la situation actuelle du recours
à la légitime défense et la défense de provocation
dans les cas dhomicide dhommes et de femmes ainsi que pour les
autres meurtres haineux.
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Initier ou financer la
recherche sur le recours à la défense de propriété
au niveau des décisions prises quant à la mise en accusation, aux
procédures et au procès, incluant une analyse quant aux impacts,
quand elle sapplique aux disputes territoriales chez les
autochtones.
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Organiser et financer une
consultation nationale sur la légitime défense et la
défense de provocation avec les groupes de femmes qui travaillent sur la
violence et assurer par la suite un processus régulier de
consultation.
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Organiser et financer une
consultation nationale sur la défense de propriété avec
les groupes autochtones qui ont une expertise en droit criminel et en
défense des autochtones.
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Assurer une direction
fédérale face au provincial et aux autochtones quant aux lignes
de conduite de la poursuite en matière dhomicide et de meurtres
haineux.
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Assurer que la promotion de
légalité et la justice deviennent le moteur de la
réforme du droit criminel en réduisant les
inégalités imputables au sexe, à la race, au handicap et
à lorientation sexuelle, notamment au niveau de la légitime
défense et de la défense de provocation. En particulier, le droit
criminel doit garantir que chacun, tout en ayant le même devoir de
contrôle de soi, a un droit égal à la protection de sa
personne et de sa valeur.
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Créer et
développer des données in-formationnelles pour identifier les
différents paradigmes qui font que la légitime défense est
invoquée et entreprendre une analyse féministe, antiraciste et
positive envers les gais et lesbiennes sur les facteurs systémiques
à considérer dans le développement de la doctrine de la
légitime défense.
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Créer un devoir de
retrait, quand il est prudent de le faire, pour ceux qui recourent ou menacent
de recourir à la violence.
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Exclure de la loi sur la
légitime défense ceux qui exercent une autorité
légale et créer une défense spécifique pour les
personnes en autorité avec des critères de légitime
défense plus sévères.
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Élaborer une
défense qui ne crée pas de différence entre ceux qui
avaient lintention et ceux qui navaient pas lintention de
tuer ou de blesser sérieusement en défense de soi ou
dautrui.
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Élaborer une
défense ouverte à la notion de la protection dautrui quel
que soit le lien légal entre laccusé et la
personne.
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Exiger que laccusé
ait cru réellement et raisonnablement, conformément à une
analyse égalitaire de la Section 15, quil devait recourir à
la violence et au degré de violence invoqué pour se
défendre.
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Adopter une loi sur la
légitime dé-fense qui exige que laccusé ait cru que
le recours à la force était nécessaire, mais qui exige
seulement que le degré de violence utilisé par
laccusé soit raisonnable et non nécessaire objectivement ou
proportionnellement.
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Élaborer une liste de
considérations permettant détablir le degré
«raisonnable» dans les cas où laccusé ou la
personne protégée était soumis à un régime
de contrôle, de violence, de menaces et dabus. La liste doit
inclure les problèmes systémiques tels quillustrés
dans Malott en plus des considérations portant sur le vécu
personnel de laccusé.
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Exiger que la perception de
laccusé quant au recours «raisonnable» à la
force et au degré de force nécessaire soit évaluée
du point de vue de la personne ordinaire et sobre.
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Élaborer une loi de la
légitime défense qui disqualifie la perception de
laccusé quil nest pas raisonnable dutili-ser une
violence défensive ou un certain degré de force.
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Abolir la limite de
«force excessive» et sappuyer plutôt sur une
détermination du degré «raisonnable».
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Élaborer une
défense qui puisse être utilisée pour se défendre
contre la violence ou la menace de violence et être accessible à
tous les crimes comportant de la violence.
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Qualifier la défense
dincontournable quand il sagit dassauts face auxquels
laccusé ne pouvait assurer sa sécurité ou celle
dautrui que par la violence défensive.
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Entreprendre une étude
sur le recours à des instructions-types en matière de
légitime défense par les juges au Canada.
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Amender le Code criminel de
sorte à exiger que les juges au procès relient la loi sur la
légitime défense à la peine présentée,
présentent les théories des deux parties et rappellent aux
jurés que les faits leur appartiennent.