• S’engager dans une démarche d’analyse égalitaire de la défense de propriété, particulièrement en rapport avec les femmes, les autochtones et les personnes de minorités raciales.

  • Amender la défense de propriété pour ne la rendre disponible que si la menace contre la propriété menace également la sécurité physique de la personne.

  • Revoir et réviser les autres articles du Code criminel incluant ceux portant sur les sentences, de sorte à assurer qu’ils reflètent bien la valeur de pro-tection de la vie et de la sécurité humaine.

  • Créer une règle spécifique en ce qui a trait à la défense du territoire pour les peuples autochtones.

  • Développer des règles spécifiques en rapport avec les valeurs à protéger par la défense de la propriété.

  • Créer une règle de défense de la propriété suffisamment large pour inclure l’ensemble des intérêts économiques et qui soit liée à la sécurité humaine.

  • Définir la défense de sorte à inclure la défense contre une panoplie d’atteintes à la propriété.

  • Rattacher la défense de propriété à la notion de droit naturel en plus du risque à la vie humaine.

  • Adopter une évaluation objective et subjective de la perception de l’accusé par rapport au degré de force qui était nécessaire pour défendre sa pro-priété.

  • Exiger que la défense de propriété par la violence soit raisonnable mais aussi «nécessaire» et «proportionnelle».

  • Exiger que la défense de propriété soit liée à la défense d’autrui ou du territoire autochtone de sorte que le recours à la force ne puisse être justi-fié que dans de telles circonstances.

  • S’engager dans une analyse de la défense de provocation basée sur l’égalité qui examinera tous les impacts de cette défense, et ce au-delà des cas rapportés.

  • Abolir la défense de provocation en même temps que la sentence minimum d’incarcération à vie dans les cas de meurtre.

  • Éliminer le facteur atténuant de «provocation par la victime» au moment de la détermination de la peine.

  • Éliminer la notion de «passion» et y substituer une notion qui identifie un lien temporel entre la dite provocation et la réponse de l’accusé.

  • Remplacer le terme «faute ou insulte» par «acte illégal», ce qui réfère à l’acceptation que les insultes peuvent inclure une menace raciste implicite et le sarcasme.

  • Retenir la notion de «personne ordi-naire» comme critère d’évaluation de la provocation.

  • Retenir la notion de surprise comme exigence de la réaction de l’accusé face à la provocation.

  • Sans interdire la défense de provocation pour les «conjoints», reconnaître plutôt la violence des hommes envers les femmes et les enfants, les meur-tres inspirés par de prétendues avances gaies ou encore par la «panique homosexuelle».

  • Faire en sorte que le critère de la personne ordinaire adhère aux valeurs égalitaires de la Charte des droits.

  • Ne pas limiter le recours à la provocation aux accusés qui ne correspondent pas à la légitime défense en raison de la force excessive utilisée.

  • Créer un mécanisme légal qui invaliderait les pratiques discriminatoires et permettrait une plus grande imputabilité publique ainsi que des contestations judiciaires.

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La prolifération des projets de loi privés
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Le 30 novembre 1998, les changements apportés aux règles de procédures à la Chambre des communes ont entraîné une prolifération de projets de loi privés recherchant une justice criminelle régressive. En raison des limites financières et humaines de la plupart des organismes nationaux de justice, tels que l’Association Canadienne des Sociétés Elizabeth Fry, la présentation de mémoires et la présence aux audiences du comité sur la Justice et les Droits de la personne change considérablement le travail de l’Association Canadienne des Sociétés Elizabeth Fry.

Nous continuons d’encourager le public canadien à demander que ces projets de loi soient revus et requis de correspondre aux standards minimum des projets de loi du gouvernement avant d’arriver à la Chambre des communes.

Bien que plusieurs membres de la Chambre des communes aient exprimé leur appui à de telles exigences, aucune n’a encore été introduite.

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