Contrecarrer la poussée vers des lois régressives et des mesures disciplinaires - S'élever contre les répercussions


Il semble que la réforme sociale et de la justice pénale soit de plus en plus régressive et punitive. Afin de parer à cette tendance, l'ACSEF continue de faciliter, de participer et de former des coalitions avec d'autres femmes ainsi qu'avec des groupes sociaux et de justice pénale, dans le but de consolider nos points de vue et notre voix avec et au nom des femmes qui ont des démêlés avec la justice.

a) La deuxième délinquante la plus dangereuse

En novembre 1994, Lisa Neve, une Albertaine de 21 ans, était classée comme représentant des risques sur le plan de la sécurité. Maintenant âgée de 22 ans, elle commence sa sentence indéterminée au Centre psychiatrique régionale de Saskatoon. L'ACSEF et la Société Elizabeth Fry d'Edmonton collaborent avec l'avocat de Mlle Neve et le FAEJF afin d'intervenir dans l'appel de Lisa relatif à l'étiquette de délinquante dangereuse.

b) La loi sur les jeunes contrevenants (LJC)

Le 6 octobre 1994, l'ACSEF comparaissait auprès du Comité permanent de la justice et des questions juridiques, en réponse au Projet de loi C-37, l'amendement proposé à la LJC. Le Comité sénatorial permanent des affaires juridiques et constitutionnelles a également approché l'ACSEF quant à ces modifications et aux répercussions qu'elles auront sur la justice juvénile à l'endroit des jeunes femmes.

L'ACSEF s'inquiète beaucoup du nombre croissant de jeunes femmes incarcérées dans les prisons provinciales et fédérales. Selon nous, ceci est lié aux préoccupations d'ensemble de la philosophie changeante au sein des SCC relativement aux femmes purgeant une peine fédérale, selon laquelle les femmes sont de plus en plus considérées comme représentant des « risques élevés » plutôt que d'admettre qu'elles sont avant tout des femmes très marginalisées, aux besoins élevés.

c) Amendements aux lois sur les sentences et les sanctions

Le 14 décembre 1994, l'ACSEF comparaissait auprès du Comité permanent de la justice et des questions juridiques afin de répondre au Projet de loi C-41, une loi visant à amender le Code criminel (Sentence) et autres lois en conséquence de cela, ainsi que le Projet de loi C-45, une loi visant à amender la Loi sur les sanctions et les conditions de mise en liberté, le Code criminel, la Loi sur le casier judiciaire, la Loi sur les prisons et les maisons de correction et la Loi sur le transfèrement des délinquants.


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