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La fin de lannée est arrivée sans que justice soit rendue pour Dorothy Proctor et les autres détenues qui furent soumises, il y a 40 ans, à des expérimentations au LSD à la Prison des femmes de Kingston. Cela fait plus de cinq ans que Madame Proctor, la seule qui accepte dêtre identifiée, a approché le Solliciteur Général et le Service Correctionnel du Canada demandant quils reconnaissent leur responsabilité face aux expérimentations auxquelles elle fut soumise quand elle était une jeune femme emprisonnée à Kingston. Le Service Correctionnel du Canada a mandaté un comité denquête pour examiner le cas de Mme Proctor. Dans leur rapport portant le titre de « Board of Investigation into allegations of mistreatment at P4W between March 22, 1960 and August 1, 1963 », les enquêteurs ont recommandé une compensation pour Mme Proctor et pour 22 autres femmes qui reçurent du LSD à la Prison. Le Service Correctionnel du Canada a ensuite demandé au Centre dÉthique médicale et de droit de lUniversité McGill de lui fournir un avis indépendant sur les effets à long terme du LSD et des protocoles pour répondre à chaque cas individuellement. Ils ont également demandé que les femmes sidentifient auprès des services de santé du Service Correctionnel du Canada. La faiblesse de létude de McGill soulève des questions quant à la nature et la quantité dinformation fournie par le Service Correctionnel du Canada. En effet, les avocats de Mme Proctor ont révélé que le Service Correctionnel du Canada a omis de divulguer de linformation essentielle touchant les expérimentations au LSD, les opérations à Kingston et les résultats de leur enquête depuis les cinq dernières années. LAssociation Canadienne des Sociétés Elizabeth Fry a demandé au commissaire national du Service Correctionnel doffrir immédiatement des compensations à Mme Proctor et aux autres détenues touchées, en plus de faire des efforts pour identifier les quelque 20 autres femmes ayant subi ces expérimentations. Nous les avons encouragés à assurer lanonymat à ces femmes qui pourraient ne pas vouloir savancer par crainte que la publicité cause des torts à leurs familles. |
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