En deux jours, Lisa est passée de la réalité d’une vie en prison à la liberté. Nonobstant le fait que l’Association Canadienne des Sociétés Elizabeth Fry et d’autres groupes de femmes ont applaudi la décision de la Cour d’appel, il est dommage que la Cour n’ait pas autorisé ces groupes à témoigner en faveur de Lisa.

En effet, l’Association Canadienne des Sociétés Elizabeth Fry, l’Association des femmes autochtones, le Réseau des femmes handicapées, le Fonds d’éducation et d’action des femmes auraient souhaité faire valoir les implications de la décision du juge de première instance Murray eu égard à la Charte des droits.

Mais la Cour d’appel n’a pas permis à la coalition d’intervenir préférant s’en remettre uniquement à l’avocat de la défense pour de tels arguments.

Ce faisant, leur décision n’a pas porté sur la question de l’égalité parce que les juges la considérait inutile une fois qu’ils avaient déterminé que la désignation de criminel dangereux avait été mal utilisée dans le cas de Lisa. Par chance, les arguments et les analyses des faits et de la loi par le juge en chef Fraser et les juges Conrad et Picard fournissent une base utile pour des contestations futures sur la base de l’égalité ce qui permettra d’aider les autres, même les hommes.

Depuis la décision, avec l’aide de sa famille, Lisa s’adapte à la vie hors de prison. Elle fut en libération conditionnelle jusqu’à l’expiration du mandat en novembre 1999 et elle continue à travailler sur son avenir. Le plus grand danger qui la guette maintenant est celui de la réaction du public qui pourrait nuire à sa réinsertion sociale.



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