Presque quatre ans plus tard, plutôt que dintégrer toutes les femmes dans les prisons régionales, le Service Correctionnel du Canada travaille encore à les fortifier. Il sagit du troisième renforcement sécuritaire de ces prisons régionales, toujours pour les mêmes femmes qui attendent toujours dêtre réintégrées. La première en 1994 a vu le doublage des unités à sécurité renforcée. Lors de la deuxième en 1996-1997, les clôtures sécurisées par du barbelé, les caméras de surveillance à 360 degrés et autres mesures furent mises en place dans les prisons régionales. Plutôt que de reproduire les problèmes en construisant des unités maximum dans les prisons régionales, lAssociation Canadienne des Sociétés Elizabeth Fry a suggéré que le Service Correctionnel du Canada implante son plan dorigine qui sappuyait sur une sécurité dynamique où le personnel supporte et intervient pour mieux « gérer » les femmes classées à sécurité maximum ou encore celles ayant des besoins importants en santé mentale. Si le développement dunités à sécurité minimum et de ressources communautaires devenait lobjectif, les places en prison qui seraient libérées seraient suffisantes pour accommoder les femmes transférées des unités à sécurité maximum dans les prisons pour hommes. LAssociation Canadienne des Sociétés Elizabeth Fry ne fut pas impliquée dans la planification actuelle mais souhaite contribuer à développer des stratégies qui accommoderaient toutes les femmes en prison. À cette fin, nous avons demandé au Solliciteur Général détablir un comité aviseur tel que proposé dans le rapport Création de choix, la Commission Arbour et plus récemment par lACSEF dans son mémoire au Comité sur la Justice et les droits de la personne touchant la révision après cinq ans de la Loi sur les Services Correctionnels et la libération conditionnelle. |
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