Nonobstant le fait que l’Association Canadienne des Sociétés Elizabeth Fry n’appuie pas la construction de places additionnelles en prison, si le Service Correctionnel du Canada persiste dans cette voie, nous préférons que ces places soient construites pour les femmes à sécurité minimum à l’extérieur des clôtures.

La situation actuelle, qui n’offre aucune place pour les femmes à sécurité minimum, outre 13 lits à la Maison Isabel MacNeil à Kingston, continue de violer la Charte des Droits, la Loi sur les services correctionnels et la libération conditionnelle et constitue une discrimination envers les femmes classées à sécurité minimum.

Nous sommes également préoccupées par le fait que les femmes des premières nations ayant de sérieux problèmes de santé mentale et celles qui sont classées à sécurité maximum, n’ont toujours pas accès à la loge de guérison Okimaw Ohci. Les femmes autochtones qui ont contribué au groupe de travail sur la Création de choix souhaitaient que toutes les femmes autochtones aient accès à la loge de guérison quelque soit leur niveau sécuritaire. L’Association Canadienne des Sociétés Elizabeth Fry croit en effet que la loge de guérison a été conçue précisément pour ces femmes qui s’en voient refuser l’accès et qui sont détenues dans des unités isolées à sécurité maximum dans le Pénitencier de Prince Albert en Saskatchewan et dans le centre régional de psychiatrie de Saskatoon.

En 1996, le Service Correctionnel du Canada a retiré les femmes classées à sécurité maximum des prisons régionales, le temps de renforcer la clôture périphérique et d’ajouter des mesures de sécurité additionnelles. Ce qui ne devait durer que 18 à 24 mois, dure toujours.



Page précédente Page titre Page suivante