ORIGINES

Elizabeth Fry (Gurney) est née en Angleterre en 1780, dans une famille de Quakers. Son grand-père maternel, le théologien‚ écossais Robert Barclay, a joué un rôle important dans la définition des croyances des Quakers. Heureusement pour tous, les Quakers croyaient déjà en l’égalité des femmes 250 ans avant qu’elles n’obtiennent le droit de vote; autrement, les talents inhabituels d’Elizabeth Fry au chapitre de la réforme carcérale n’auraient jamais pu être mis à profit.

Ses opinions, sa persistance, son sens de l’organisation et sa volonté de rechercher chez tous et toutes une « lumière divine » ont mené à d’importantes réformes dans le traitement des femmes et des enfants de la prison de Newgate (Londres). Elle favorisait ardemment le traitement humain des prisonniers, et nombreux sont ceux qui la considéraient comme une experte dans le domaine de la réforme carcérale. Elle a surtout vécu en Angleterre, mais a aussi visité l’Irlande et l’Europe continentale. Les Amériques, la Russie ainsi que l’Australie ont aussi pu bénéficier de ses conseils. Elle est morte en 1845 à l’âge de 66 ans.

La première Société Elizabeth Fry a été créée à Vancouver en 1939. L’Association canadienne des sociétés Elizabeth Fry (ACSEF) vit le jour en 1969; l’incorporation à titre d’organisme bénévole sans but lucratif remonte à 1978. On compte aujourd’hui 24 sociétés membres à l’échelle du Canada.

ÉNONCÉ DE MISSION

L’ACSEF est une fédération de sociétés autonomes qui viennent en aide aux femmes ayant des démêlés avec la justice pénale. Les Sociétés Elizabeth Fry sont des organismes communautaires qui offrent des services et des programmes aux femmes criminalisées, tout en prônant des réformes législatives et administratives. Elles cherchent à sensibiliser et à faire participer le public à tous les aspects de l’appareil judiciaire susceptibles d’avoir des répercussions sur les femmes.



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