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l'Association Canadienne des Sociétés
Elizabeth Fry PRIORITÉS ET RÉFORME LÉGISLATIVE Nous terminons cette année avec espoir et optimisme en dépit de nos éternelles inquiétudes à légard du sort des femmes aux prises avec les systèmes de justice correctionnelle, pénale et sociale au Canada. Même si la majorité des problèmes et des difficultés des années précédentes persistent, lACSEF jouit de la force issue des coalitions et de lintérêt grandissant du public face aux difficultés rencontrées à mettre à jour les violations passées, actuelles et futures des lois et des politiques. Il semble y avoir une reconnaissance grandissante que les versions officielles des événements peuvent influencer grandement linterprétation de ceux qui sont les gardiens de linformation. Nous terminons lannée avec le défi continuel de sassurer que les femmes en prison aient accès à la justice. Un sommaire dactivités, un bilan des situations particulières de cette dernière année et une description de la manière dont lACSEF entend remplir son mandat constituent la suite de ce rapport. Femmes purgeant une peine fédérale a) En Ontario, les femmes classées sécurité maximum ne doivent pas être isolées dans les prisons pour hommes En juin 1997, conformément à la décision unanime des membres de lACSEF, nous avons demandé et avons obtenu le statut de personne intervenante de plein droit dans une cause judiciaire déposée par les femmes détenues dont le déplacement de la Prison pour femmes à lunité isolée à sécurité maximum des hommes du Pénitencier de Kingston était prévu. À la mi-décembre, après avoir tenté plusieurs fois sans succès darrêter le recours, lappel du SCC à la Cour dappel de lOntario a été entendu. Le SCC voulait que la Cour renverse la décision de la Cour inférieure concernant la validité du recours en habeas corpus. Le SCC a argumenté que lhabeas corpus nétait pas valide parce que la présumée détention illégale navait pas encore eu lieu. Le SCC affirme que nous aurions dû demander une injonction à la Cour fédérale plutôt quun habeas corpus à la Cour provinciale parce que les femmes navaient pas encore été déplacées. Invoquant les décisions de la Cour suprême du Canada dans les cas dimmigration, tel que le cas Idziak, nous argumentions que la procédure en habeas corpus est appropriée avant que la détention illégale ait lieu, si celle-ci est une certitude. La Cour dappel de lOntario a été daccord et a rejeté lappel du SCC. Dans les vingt-quatre (24) heures suivants le rejet par la cour dappel de lOntario de la demande du Service correctionnel du Canada (SCC), lavocat du SCC a informé le Comité pour les femmes détenues et lACSEF de la décision du Commissaire du Service correctionnel de ne pas transférer les femmes au Pénitencier de Kingston et de les laisser à la Prison pour femmes pour lavenir immédiat. Plutôt que de se satisfaire dune mise à lécart de la question, lACSEF a demandé au juge Cosgrove de rendre un jugement. Après négociation entre les parties, nous nous sommes mis daccord sur le choix des termes de lordre par lequel le Commissaire du Service correctionnel sengage à ne pas déplacer les femmes au Pénitencier de Kingston. Les frais juridiques ont aussi été accordés à lACSEF et aux femmes ; le SCC doit donc payer une portion des frais juridiques de lACSEF. b) Prison pour femmes Lorsque le SCC a décidé dabandonner sa décision de transférer les femmes au Pénitencier de Kingston, cela a aussi déterminé que la Prison pour femmes demeurerait ouverte. Le SCC a révélé quil planifie laisser la prison ouverte pour un autre 2 à 5 ans. Le personnel et les ressources des unités du Pénitencier de Kingston ont été déplacés à la Prison pour femmes après le règlement du cas à la cour. Une unité de traitement a alors été créée dans lUnité des besoins spéciaux de la Prison pour femmes. Les femmes sont maintenant encouragées à aller à la Prison pour femmes pour fins de traitement. Pendant les procédures judiciaires, environ la moitié des femmes de la Prison pour femmes ont été reclassées à sécurité médium et même minimum. À la Prison pour femmes, les femmes demeurent hébergées dans les secteurs A et B, en plus de lUnité des besoins spéciaux. Lunité de ségrégation est encore utilisée. Pendant la tempête de verglas suite à une panne de courant à la maison de sécurité minimum Isabel McNeil, les femmes ont été transférées à la Prison pour femmes; celles-ci ont été hébergées dans lunité de ségrégation. c) Défis dans les provinces Atlantiques et les Prairies LACSEF examine les possibilités de poursuivre le SCC en justice dans les provinces Atlantiques et les Prairies si les négociations avec le SCC demeurent bloquées à légard des femmes classées à sécurité maximum, plus particulièrement celles avec des problèmes en santé mentale. Dans les provinces Atlantiques, la majorité des femmes classées à sécurité maximum dans lunité isolée au Centre correctionnel Springhill sont des femmes avec des problèmes significatifs et répétitifs en santé mentale. Les politiques du SCC contredisent leur propre recherche à ce niveau. LACSEF continue à contester, en questionnant le système de classement dans son ensemble. La Sous-commissaire pour les femmes, Nancy Stableforth, a demandé à chaque région de développer un plan dhébergement alternatif pour les femmes purgeant une peine fédérale classées à sécurité maximum. Il semble que le SCC soit maintenant davis que lhébergement des femmes dans les prisons pour hommes nest pas une option ayant des chances de réussir et ce, malgré leur désaccord avec la position de lACSEF sur ce sujet. d) Échange de services avec le Centre correctionnel pour femmes de Burnaby LACSEF est davis que le SCC ne doit pas céder les droits des femmes purgeant une peine fédérale au Centre correctionnel pour femmes de Burnaby par le biais de son Entente déchange de services avec le Ministère des Services correctionnels de la Colombie-Britannique. La Colombie-Britannique est lune des trois provinces (avec Terre-Neuve et Manitoba) qui ont des Ententes déchange de services pour lhébergement des femmes purgeant une peine fédérale dans les prisons provinciales. Si le processus dévaluation en cours ne mène pas à une renégociation de lEntente déchange de services, lACSEF examinera la possibilité dune contestation judiciaire en Colombie-Britannique. e) Deux ans plus tard: létat des recommandations Arbour Malheureusement, depuis le dépôt du Rapport Arbour, le Service correctionnel du Canada nie toujours avoir agi illégalement tout en sefforçant de maintenir une image de droiture. Les infractions à la loi et aux politiques pénales se poursuivent en dépit des preuves du contraire. LACSEF continuera de jouer un rôle clé en matière de prévention, de surveillance et de dénonciation des problèmes de procédures et de politiques, comme elle la fait à propos de la façon dont le Service correctionnel du Canada a traité et traite encore les problèmes à la Prison pour femmes de Kingston et des nouvelles prisons régionales pour femmes. En plus de vouloir élucider des incidents ou des événements précis, lACSEF sest également engagée à examiner des questions de politiques et à agir en conséquence. Malheureusement, alors même que la Prison pour femmes est menacée de fermeture et que les prisons régionales ainsi que les unités isolées à sécurité maximum dans les prisons pour femmes, continue à fonctionner, le SCC se montre réticent à renoncer à des modèles pénitentiaires conçus pour les hommes. Le SCC est toujours aussi peu transparent et arrogant: détenue ou non, quiconque questionne ses actions est ignoré et considéré comme une personne sans importance et mal informée, quel que soit le sérieux ou les répercussions des questions soulevées. Les efforts consistent plus à nier les problèmes, à discréditer le détracteur et à continuer de faire comme si de rien nétait. Cela se confirme dans le traitement des femmes purgeant une peine fédérale, en particulier dans les provinces des prairies et à lÉtablissement de détention pour femmes dEdmonton, où les femmes incarcérées continuent dêtre soumises à des fouilles envahissantes et excessives et à lusage excessif de la force. Malgré les violations évidentes des règlements de la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition et de la Charte des droits et libertés, le SCC continue de justifier les fouilles comme remplacement des fouilles à nu illégales et ce, sans raison ni même un doute raisonnable justifiant une telle initiative. En outre, des femmes ne représentant que peu de risques sur le plan de la sécurité sont escortées dans la communauté menottes aux mains et chaînes aux pieds. Le Sous-commissaire régional a été informé de ces questions, par les femmes et par lACSEF, mais refuse toujours, jusquà ce jour, dagir. Il est, cependant, intervenu dans une situation où une femme emprisonnée au Pénitencier de Saskatchewan dans lunité isolée à sécurité maximum était menacée dun transfert non volontaire sur la base dun nombre élevé daccusations. Or, sept (7) accusations comportaient des modifications de la part du personnel et une déformation des accusations auprès du Président indépendant. Ces accusations ont éventuellement été retirées et le Sous-commissaire régional a reconnu que le personnel naurait pas dû ajouter de la fausse information. Nous entendons souvent parler de ce genre de situation, mais la femme conserve rarement les documents accablants. Depuis cet événement, un autre exemple de personnel falsifiant un rapport daccusation a été documenté par une femme à la Prison pour femmes de Kingston. Dautres questions liées aux prisons régionales pour femmes au Canada soulèvent le manque de leadership au sein du Service correctionnel. Se conformant aux recommandations de la juge Arbour, le SCC a bel et bien nommé une Sous-commissaire pour les femmes mais sans mettre en oeuvre les autres recommandations ayant trait à ce poste. Non seulement cela implique de grandes limites dautorité pour le poste, mais cela signifie que les administrateurs des nouvelles prisons pour femmes et de la Loge de guérison Okimaw Ohci relèvent toujours des Sous-commissaires régionaux responsables des prisons pour hommes et des services correctionnels dans la communauté. La Sous-commissaire pour femmes ne peut sopposer aux décisions des Sous-commissaires régionaux, ni décider comment les programmes à lattention des femmes purgeant une peine fédérale seront mis en oeuvre. Le Solliciteur général actuel, lhonorable Andy Scott a demandé au SCC de développer un plan afin de répondre aux besoins des femmes purgeant une peine fédérale dans les prisons régionales, particulièrement celles actuellement dans des unités isolées à sécurité maximum dans les prisons pour hommes. Une annonce était prévue sur ce sujet au début du mois de juin 1998. Lintérêt du Ministre Scott pour le secteur donne espoir à lACSEF que le SCC sera maintenant aussi mis au défi. Malheureusement, nous doutons fort de la volonté du Service correctionnel du Canada de réaliser les réformes nécessaires pour répondre aux besoins et aux défis associés à lincarcération des femmes. Leur image dun système de justice pénale professant le plus grand respect pour la loi, et exerçant le pouvoir de manière juste et humaine, offre un contraste déchirant avec lexpérience vécue par les femmes et par lACSEF. Deux ans après la publication des recommandations de la juge Arbour, le Canada na toujours pas de stratégie nationale structurée au chapitre de la remise en liberté et de la supervision en communauté des femmes purgeant une peine fédérale. À lexception dune maison de transition dans le Vancouver métropolitain, et du fait que le SCC peut acheter des places dans des centres à financement provincial, on ne compte aucune maison de transition à louest de lOntario. Il y en a quatre en Ontario et deux au Québec, mais aucune dans lest du Canada. LACSEF continue à insister auprès du SCC pour quil développe au plus tôt une stratégie nationale et des normes claires pour lintégration communautaire des femmes purgeant une peine fédérale. Lexpérience des femmes incarcérées révèle trop de cas doppression, dabus de pouvoir et de décisions arbitraires, toutes des situations inacceptables. À notre avis, le Service correctionnel du Canada a fait preuve encore une fois dune grave indifférence envers les femmes incarcérées, dun manque de respect flagrant de ses propres politiques et dun mépris troublant pour les lois qui président à son existence même. LACSEF aimerait voir le SCC développer des plans pour répondre aux besoins des quelques femmes encore emprisonnées à la Prison pour femmes de Kingston et de celles qui ont été transférées dans les prisons régionales, à la Loge de guérison Okimaw Ohci ou dans les unités à sécurité maximum des prisons pour hommes. Il faut mettre davantage laccent sur lappui communautaire à lintention des femmes incarcérées. Dans les nouvelles prisons régionales, lACSEF et ses membres continuent à remplir leur fonction de surveillance afin dassurer que les droits des femmes soient respectés et que le SCC adhère aux lois gouvernant ses activités. La préférence de lACSEF est de ne pas être impliquée dans des questions purement opérationnelles à la Prison pour femmes ou dans les nouvelles prisons. Par conséquent, lACSEF continue daffirmer le besoin de corps de gestion régionaux pour les nouvelles prisons et un comité aviseur national pour le secteur des services correctionnels pour les femmes purgeant une peine fédérale. À moins que des comités aviseurs indépendants vraiment efficaces et représentatifs soient constitués, on devra sattendre à ce que lACSEF continue dintervenir au nom des femmes. f) Criminalisation des femmes ayant des problèmes de santé mentale Dans le cadre de la stratégie, il faut encourager lappui externe multidisciplinaire, à la fois thérapeutique et personnel. Afin de faciliter la continuité des soins à lintention des femmes purgeant une peine fédérale, il faut que les partenaires institutionnels considèrent eux aussi la thérapie externe ainsi que le soutien thérapeutique et spirituel comme des éléments valables et essentiels à une stratégie densemble. Plutôt que de voir le SCC isoler les femmes dans des unités à sécurité maximum, lACSEF préférerait que soit reconnu la notion dunités spécifiques au sein des prisons régionales. Nous aimerions que les femmes qui suivent un traitement puissent maintenir des appuis personnels avec leur communauté dorigine. Nous nous inquiétons toujours de la capacité des prisons régionales, telles quelles sont gérées actuellement, doffrir un environnement thérapeutique centré sur les femmes permettant une thérapie ou un traitement holistique et de faire des choix sans être infantilisées ou sans servir de bouc émissaire. Nous continuons dencourager le SCC à créer un climat institutionnel où les employés supportent et renforcent des attitudes et des relations positives, un milieu où lon puisse faire confiance. Bref, la direction et le personnel du SCC doivent séloigner des modèles de pouvoir et de contrôle pour tenter de redonner espoir et courage aux femmes. En outre, ils doivent reconnaître que la responsabilité du mieux-être et de la croissance ne repose pas seulement sur les femmes, et quils ont le devoir de devenir des modèles et des mentors. Plusieurs des femmes purgeant une peine fédérale qui sont actuellement classées à sécurité maximum, sont des femmes qui sont identifiées par le SCC comme ayant des besoins en santé mentale. La réalité pratique est que les besoins en santé mentale sont mis sur le même pied que le risque. Les handicaps physiques et mentaux sont inclus dans la section 17 des règlements comme des facteurs qui doivent être pris en considération pour déterminer le classement sécuritaire. Les troubles de santé mentale qui handicapent, créent sans aucun doute de très réels besoins pour les femmes purgeant une peine fédérale et par conséquent, pour le SCC. Mais, mettre les troubles de santé mentale sur le même pied que les risques ne sert quà perpétuer lidée que les personnes avec des troubles mentaux sont dangereuses. Il sagit précisément du genre de stéréotype qui est prohibé par les dispositions dégalité de la Charte. Plusieurs des femmes avec des besoins en santé mentale ne posent pas les risques qui sont prévus par la section 17 des règlements. Il est clair que certaines femmes avec des besoins en santé mentale ont besoin dun soutien additionnel pour fonctionner à un niveau de sécurité minimum, en raison de leur handicap. La section 15 de la Charte a été interprétée par les tribunaux, qui ont clarifié quun traitement égalitaire ne veut pas nécessairement dire le même traitement. Les personnes handicapées, par exemple, peuvent avoir besoin que des mesures spéciales soient implantées afin de leur fournir le même niveau de service que pour la communauté non handicapée. De la même façon, si une femme purgeant une peine fédérale avec un handicap mental a de la difficulté à se débrouiller à un bas niveau de sécurité, la réponse nest pas délever son niveau de sécurité mais plutôt de lui offrir le soutien additionnel dont elle a besoin à cause de son handicap afin de laider à fonctionner à un bas niveau de sécurité. Le rapport du SCC Stratégie en matière de santé mentale pour les délinquantes plaide pour un environnement structuré et contrôlé afin doffrir un traitement en santé mentale. Même sil est approprié pour certaines des femmes actuellement classées à sécurité maximum, ceci ne répond pas aux besoins de toutes. Dans un rapport de 1996 intitulé Donnez-nous une chance - lévaluation des besoins, les ressources en santé mentale pour les femmes sous responsabilité fédérale dans les établissements régionaux, le docteur Margo Rivera révise les besoins en santé mentale de vingt-six (26) femmes. Le SCC lui demandait si les prisons régionales avaient le niveau de service en santé mentale approprié pour permettre aux femmes de se débrouiller face aux exigences de vivre dans un environnement moins sécuritaire. Le docteur Rivera a identifié seulement huit (8) femmes dans la population totale des femmes purgeant une peine fédérale à travers le pays comme ayant des besoins en santé mentale exigeant un environnement très structuré. De plus, elle a constaté quaucune des nouvelles prisons, de la façon dont elles étaient gérées, avaient la capacité doffrir un tel environnement. Lune des recommandations du docteur Rivera était que dans chacune des prisons régionales, une maison soit dédiée et possède les ressources nécessaires aux besoins des femmes qui ont besoin dun programme intensif de longue durée. Elle a aussi suggéré, en attendant, quun programme intensif soit développé et établi à lextérieur ou séparé des prisons régionales. Le docteur Rivera a recommandé que cette maison de guérison soit rapidement établie pour les huit (8) femmes quelle avait évaluées comme ayant besoin de plus de structures. Au lieu dimplanter cette recommandation, il semble que le SCC ait choisi de placer ces femmes dans des unités maximum. Pendant la conférence du 15-16 octobre 1997 Mental Health Problems of Women Offenders ; Second Annual Queens Conference on Mental Health Issues in Correctional Services, le docteur Rivera a clarifié que son rapport ne pouvait pas être interprété de façon à justifier lemprisonnement des femmes avec des troubles de santé mentale dans des unités séparées dans des prisons pour hommes. Elle a aussi indiqué que les résultats de son étude ne concluaient pas que ces femmes devaient être exclues des prisons régionales. Utiliser le besoin dun traitement en santé mentale comme une raison pour classer les femmes au niveau maximum impose un traitement sévère à ces femmes. Quand le classement est basé sur leur handicap, il est clairement discriminatoire et contraire à la section 15(1) de la Charte. g) Classement et placement des femmes purgeant une peine fédérale Récemment, des individus du Service correctionnel du Canada (SCC) ont fait un certain nombre de propositions concernant le placement carcéral des femmes purgeant une peine fédérale classées à sécurité maximum. Ces options incluent la construction de nouvelles prisons à sécurité maximum, lincarcération des femmes dans des unités isolées dans des prisons pour hommes et la construction de nouvelles unités à sécurité maximum dans les prisons régionales pour femmes. LACSEF demeure ferme sur sa position à savoir que toutes les femmes purgeant une peine fédérale doivent être emprisonnées dans les nouvelles prisons pour femmes et ce, dans leur région respective ou à la loge de guérison Okimaw Ohci et, que de nouvelles unités à sécurité maximum ne doivent pas être construites dans ces prisons. LACSEF croit quattribuer différents niveaux de sécurité à la population des femmes purgeant une peine fédérale ne sert aucun but utile. La position de lACSEF à cet égard est compatible avec la littérature actuelle qui conclut que les femmes sont surclassées lorsquon leur applique des outils conçus pour les hommes (Programme des femmes purgeant une peine fédérale (PFPPF), Analyse des recherches, SCC, 1994). Malheureusement, la loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition exige que toutes les personnes purgeant une peine fédérale soient classées à un niveau de sécurité minimum, médium ou maximum. LACSEF croit que le nombre de femmes classées à sécurité maximum est beaucoup trop élevé. Selon nous, cette réalité existe pour les raisons suivantes: 1) le système actuel de classement nest pas approprié aux femmes et lorsquil est appliqué aux femmes purgeant une peine fédérale, il résulte dans leur surclassement; 2)le classement, comme détenues à sécurité maximum, des femmes qui sont identifiées par le SCC comme ayant des besoins en santé mentale, afin de permettre au SCC de les placer dans un environnement plus contrôlé, enfreint les dispositions dégalité de la Constitution. Il a été maintes fois reconnu que le système actuel, qui a été conçu pour les hommes, résulte en un important surclassement lorsquil est appliqué aux femmes purgeant une peine fédérale. Ceci est particulièrement vrai dans le cas des femmes autochtones qui sont classées à sécurité maximum dune façon disproportionnée. En effet, 41% des femmes purgeant une peine fédérale qui sont classées maximum, sont autochtones alors que les femmes autochtones ne représentent que 18.7% de la population totale des femmes purgeant une peine fédérale et moins de 2% de la population du Canada. La détermination du classement est basé sur lévaluation par le SCC de la probabilité dévasion, du niveau de risque pour la sécurité du public si la personne sévade et du degré de supervision requis. Ainsi, les personnes représentant un plus grand danger seront soumises à des conditions dincarcération plus restrictives. Il y a peu de recherche sur le risque dévasion des femmes, parce que les évasions sont très rares. Le risque pour la sécurité du public est aussi difficile à prédire car le taux de récidivisme est bas et un faible pourcentage des crimes commis par les femmes sont de nature violente. De plus, une évaluation du risque non différencié pour ce qui est du sexe, occulte les circonstances de la participation des femmes à des délits violents. Souvent, ces délits sont situationnels et réactionnels (réactifs). Lévaluation du risque doit être mise en contexte et reliée à des difficultés de comportement ou à de la violence en prison. Un autre problème dans le système dévaluation du risque est lié à lhistoire sociale, qui est un facteur à considérer. On identifie les besoins à partir des expériences antérieures et des désavantages. Les besoins se retrouvent convertis en facteurs de risque. Par exemple, si une femme a été victime dabus par son conjoint ou est sans emploi ou a des problèmes de santé mentale, on identifiera quelle a des besoins à ces niveaux. Malheureusement, plus le nombre de besoins est élevé, plus léchelle de classement sélève. De plus, il y a le danger que lévaluation des besoins en critères de risque ne reflète que lexpression de préjugés face à des comportements qui ne correspondent pas aux normes de la classe moyenne. Dévier de ces normes devient un facteur désavantageux. Pensons à lethnicité, la religion, les préférences sexuelles. Une étude de 1997 du personnel de recherche du SCC Détenus à sécurité maximale sous responsabilité fédérale: comparaison entre les sexes comparait les caractéristiques dun groupe de prisonniers et de prisonnières qui avaient été classés à sécurité maximum lors de ladmission à la prison. Lorsque les cotes de classement avaient été attribuées, les mêmes critères avaient été appliqués aux hommes et aux femmes. Aucune considération navait été donnée au fait que les critères pourraient avoir un impact différent sur les femmes et sur les hommes, notamment comment ils pourraient affecter leur degré de risque selon la section 17 des règlements. Si le classement sécuritaire des femmes purgeant une peine fédérale était basé sur le comportement démontré et les réussites individuelles à lintérieur des cadres institutionnels et non sur des projections basées sur des critères qui nont aucun lien démontré avec le risque, et si les femmes avec des problèmes de santé mentale obtenaient le soutien nécessaire pour les aider à maintenir un bas niveau de sécurité, alors le nombre de femmes recevant un classement à sécurité maximum serait peu élevé. LACSEF croit que toutes les femmes purgeant une peine fédérale doivent être incarcérées dans les nouvelles prisons régionales et que toutes les femmes autochtones qui choisissent de sengager dans un processus de guérison doivent avoir accès à la loge de guérison Okimaw Ohci. Ceci était le plan qui avait été adopté par le SCC suite au dépôt en 1990 du rapport du Groupe détude sur les femmes purgeant une peine fédérale, Création de choix. La recherche approfondie conduite par et pour le Groupe de travail et la planification dactivités menée depuis par le programme des femmes purgeant une peine fédérale, renforcent la validité de cette approche. Même si le rapport Création de choix a été caractérisé par le SCC comme un énoncé philosophique et non un document opérationnel, la plupart du matériel produit par le programme des femmes purgeant une peine fédérale est spécifiquement orienté vers limplantation de lapproche philosophique adoptée par le gouvernement en 1990. Il est aussi important de mettre laccent sur le fait que les raisons avancées par le gouvernement pour abandonner le plan demprisonner toutes les femmes dans les nouvelles prisons régionales sappuyaient non seulement sur les conclusions du rapport du docteur Rivera mais aussi sur des incidents qui se sont produits à lÉtablissement de détention dEdmonton en 1996. Le fait que le rapport du docteur Rivera ne soutient pas cette approche a été expliqué ci-dessus. Les incidents dEdmonton ont été lobjet dun Comité national denquête et les résultats de celui-ci ne suggèrent pas que les femmes à sécurité maximum ne peuvent pas être emprisonnées dans les prisons régionales mais plutôt quil y avait un nombre important de failles dans les opérations de lÉtablissement de détention pour femmes dEdmonton (EDFE). Par exemple, le rapport denquête indique que la prison a ouvert malgré le fait que la construction des installations nétait pas complétée, que la formation du personnel était insuffisante, quil y avait peu de programmes et peu ou pas du tout de traitement psychologique ou thérapeutique. De plus, le docteur Rivera identifie dans son rapport le retrait brusque de médication psychotrope pour un certain nombre de femmes comme ayant contribué à linstabilité des femmes de la prison EDFE. LACSEF croît que le rapport du Comité denquête naurait pas dû être utilisé pour justifier lexclusion des femmes à sécurité maximum de toutes les prisons régionales et de la loge de guérison Okimaw Ohci. Il est aussi extrêmement important de noter que plusieurs des femmes impliquées dans les événements de 1996 à Edmonton nétaient pas classées à sécurité maximum et que dautres navaient pas ce classement avant darriver à EDFE. Finalement, nous devons signaler quavant même louverture des prisons régionales, dans les régions de lOntario et des Prairies, le SCC tentait déjà de développer des stratégies dhébergements alternatives pour les femmes purgeant une peine fédérale. Ceci était nécessaire en raison de laugmentation du nombre de femmes purgeant une peine fédérale dans ces régions excédant la capacité des prisons régionales pour femmes. Afin daborder ces problèmes dhébergement, le SCC considérait le même genre doptions quil a par la suite choisi dutiliser pour faire suite aux incidents à EDFE, notamment, une nouvelle construction à lintérieur des prisons régionales pour femmes ou le placement des femmes dans des unités de prisons pour hommes. h) Sécurité minimum Pour faire suite aux incidents survenus à EDFE au printemps 1996 et avant la décision du SCC de changer la politique de façon à exclure les femmes classées à sécurité maximum des nouvelles prisons régionales, le SCC avait décidé daméliorer les mesures de sécurité statiques dans toutes les prisons régionales et à la loge de guérison Okimaw Ohci. Pour y parvenir, des clôtures de sécurité ont été érigées, des fils barbelés, de nouvelles caméras et autres appareils de sécurité ont été installés. Le résultat est que les femmes classées à sécurité minimum et médium sont maintenant soumises au même périmètre de sécurité. Selon lACSEF, cette situation crée une distinction importante entre le traitement des femmes et des hommes classés à sécurité minimum. Les hommes à sécurité minimum vivent dans des prisons sans clôture. La distinction représente plus quune différence dans la structure physique et inclut la disponibilité des placements à lextérieur pour fins de travail, des permissions de sortie, des opportunités demploi et autres plans de mise en liberté ainsi que la probabilité dune considération favorable de la Commission des libérations conditionnelles. Initialement, le concept des nouvelles prisons régionales pour femmes offrait une sécurité statique minimale parce que la recherche et lexpérience internationales soutenaient lutilisation des approches de sécurité dynamique. Puisque les prisonnières posent un risque minimal à la sécurité du public selon linterprétation de la section 17 des règlements et que, par conséquent, elles ont des besoins de sécurité moins élevés que les hommes, il devrait y avoir un plus grand nombre dopportunités pour de lexpérimentation progressive à légard des modèles de sécurité dynamique à lintérieur des centres correctionnels pour femmes. Malheureusement, le concept original a été rejeté. Il en résulte que la sécurité statique a été augmentée pour toutes les femmes purgeant une peine fédérale. On ne peut soutenir que les femmes à sécurité minimum ont des besoins de sécurité plus élevés que les hommes à sécurité minimum. Lune des critiques historiques fréquentes de la prison pour femmes de Kingston était que toutes les femmes étaient soumises aux mêmes mesures de sécurité élevées, peu importe leur classement sécuritaire. Cette situation a maintenant été reproduite dans les nouvelles prisons régionales. LACSEF maintient que les femmes purgeant une peine fédérale classées à sécurité minimum doivent vivre dans des maisons situées à lextérieur des clôtures des prisons régionales, comme cest le cas pour des hommes à sécurité minimum. Il ny a aucune raison opérationnelle pour laquelle cela ne peut être accompli dans les prisons régionales car la maison Isabel MacNeil opère à lextérieur des murs de la prison pour femmes de Kingston. En effet, la population totale des femmes de la prison de létat du Minnesota, de sécurité minimum à maximum, avec troubles de santé mentale et en détention préventive, sont toutes logées dans le centre correctionnel sans clôture de Minnesota - Shakopee. Shakopee était une prison que le Groupe détude sur les femmes purgeant une peine fédérale et léquipe du programme fédéral pour femmes ont utilisé comme modèle pour les nouvelles prisons pour femmes. i) Détenues classées à sécurité maximum LACSEF reconnaît que certaines femmes ont un comportement qui rend difficile pour elles lintégration dans la population générale de la prison dune manière sécuritaire pour elles mêmes et pour les autres. Ce très petit nombre de femmes qui seront évaluées comme détenues nécessitant une sécurité maximum si des critères non pertinents sont exclus du processus de classement, devraient être logées dans les prisons régionales. Afin déviter lapplication dune sécurité excessive aux autres femmes à lintérieur du cadre institutionnel, le point de vue de lACSEF est quil serait approprié de loger les femmes ensemble dans leur propre maison à lintérieur de chaque prison régionale. Le besoin de restrictions supplémentaires, des règlements différents et de structure recevra une meilleure réponse en augmentant les mesures de sécurité dynamiques tel quune interaction accrue et substantielle avec du personnel ayant reçu une formation adéquate. LACSEF croit que la séparation rigide entre la population en sécurité maximum et celle en sécurité moindre qui existe actuellement et que le SCC prévoit continuer, interfère avec lénoncé de mission, les valeurs fondamentales et les principales stratégies du SCC. Certes, les expériences à ce jour dans les unités séparées de sécurité maximum confirment que les femmes placées dans de telles unités, vivent dimportantes difficultés à accéder aux services et aux programmes nécessaires pour leur permettre de résoudre les problèmes identifiés comme des facteurs criminogènes. Par conséquent, les femmes ne sont pas capables de compléter leurs plans correctionnels, elles évoluent beaucoup moins vers les prisons régionales et en fin de compte profitent moins dune intégration communautaire réussie. Étant donné que nous commençons à voir des femmes remises en liberté directement des unités de sécurité maximum, nos inquiétudes augmentent. Il est maintenant très clair que les unités séparées de sécurité maximum rendent lintégration éventuelle des femmes dans la communauté plus difficile. De plus, il existe de fortes tensions dans les unités isolées de sécurité maximum, lenvironnement institutionnel engendrant des conflits. Le docteur Rivera note dans son rapport que les femmes en sécurité maximum qui avaient été placées dans lunité améliorée à lÉtablissement correctionnel dEdmonton ont ressenti une baisse de leur statut et du respect de soi en comparaison avec les autres femmes vivant dans les maisons. La création de telles unités séparées de sécurité maximum dans les prisons peut mener certaines femmes à vouloir sélever à la hauteur de létiquette de prisonnières à sécurité maximum en croyant quelles doivent vivre en accord avec cette image. De plus, un tel isolement va invariablement aggraver la probabilité que le reste de la population des femmes purgeant une peine fédérale soit craintive des femmes en sécurité maximum. Si la séparation était maintenue par des mesures de sécurité dynamiques plutôt que statiques, la sécurité institutionnelle pourrait être atteinte de façon à avoir un impact minimum sur la liberté de mouvement des femmes classées à sécurité médium ou minimum. Sans cela ces dernières pourraient voir leurs mouvements restreints afin daccommoder les mouvements de la population en sécurité maximum à lintérieur de linstitution. De plus, la sécurité accrue et les unités isolées seraient disponibles pour utilisation en période de crise ou encore pour faciliter le processus de transition pour les femmes qui ont été gardées dans un environnement de haute sécurité statique. Afin de maintenir un environnement plus structuré pour les femmes en sécurité maximum, lACSEF croit quil faut améliorer la disponibilité du personnel dans les maisons de sécurité maximum. De plus, les femmes à sécurité maximum seraient accompagnées par du personnel lorsquelles se déplacent en groupe ou individuellement dans la prison pour des visites médicales ou autres rendez-vous, et des programmes avec dautres femmes à des niveaux de classement sécuritaire moins élevés. Le SCC était tout à fait prêt à consacrer du personnel afin de garder les femmes purgeant une peine fédérale séparées de la population masculine au CRT du pénitencier de Kingston. Il planifiait de telles ressources spéciales pour escorter et déplacer par autobus les femmes de laile à la cour, pour des visites régulières et des visites familiales privées (VFP) dans des roulottes sur place, des activités médicales et de programmes. En résumé, le personnel allait escorter les femmes à tous les secteurs dactivités et demeurer avec elles en tout temps. De plus, on allait exiger du reste du personnel de la prison de garder tous les hommes loin des femmes, incluant loin des fenêtres afin que les femmes ne soient pas vues lorsquelles sont dans la cour dexercice de la prison. Le même niveau de séparation ne serait pas, bien entendu, requis dans les prisons régionales, mais un niveau appropiré dattention par le personnel pourrait permettre que les femmes à sécurité maximum puissent interagir en toute sécurité à lintérieur des prisons. En conclusion, comme les responsables des services correctionnels pour les femmes dans dautres juridictions internationales lont réaffirmé, une partie intégrante de tout plan de gestion de femmes purgeant une peine fédérale, particulièrement celles en sécurité maximum, doit prévoir lopportunité pour elles de participer à une programmation significative. Des opportunités valables demploi et déducation, spécialement de la formation professionnelle, sont quelques-unes des composantes requises dune programmation susceptible daméliorer la probabilité de lintégration réussie des femmes purgeant une peine fédérale dans la communauté. Et comme le démontrent les expériences dans les prisons pour hommes à sécurité minimum, lÉtablissement Shakopee du Minnesota et lÉtablissement correctionnel des Plaines Emu dAustralie le confirme, la possibilité dacquérir de nouvelles habiletés et des options de mise en liberté pour fins de travail motive les détenu(e)s à réduire leur niveau de sécurité. j) Expérimentations au LSD sur les femmes purgeant une peine fédérale LACSEF a offert son aide et son soutien à Dorothy Proctor, lune parmi vingt-deux (22) femmes ayant été utilisées dans le cadre dexpérimentations au LSD lors de leur isolement à la Prison pour femmes il y a de plus de 35-40 ans. Jusquà ce jour, seulement Madame Proctor a voulu être identifiée. Dautres femmes ont exprimé le désir de demeurer anonymes parce que leur famille nest pas au courant de leur incarcération; certaines sont maintenant des grand-mères, certaines sont mortes. Plutôt que de procéder à la mise en oeuvre des recommandations basées sur les résultats du Comité denquête dans leur rapport Board of Investigation of Allegations of Mistreatment by a Former Inmate at the Prison for Women Between March 22, 1960 and August 1, 1963, le SCC a désigné le Centre universitaire McGill de médecine, déthique et de droit afin dobtenir un avis indépendant en ce qui concerne les effets à long terme du LSD et de développer des lignes directrices, ou protocoles, afin de répondre à chaque cas. Le SCC a aussi suggéré que les femmes sidentifient aux services de santé du SCC. Il est difficile dimaginer que dautres preuves soient nécessaires pour établir le lien direct entre le traitement et les difficultés actuelles dau moins deux des femmes dont lhistoire a été documentée. Comme les enquêteurs le soulignent, il est évident que ladministration de LSD à ces femmes, pendant leur emprisonnement à la Prison pour femmes, a abouti à des effets substantiels et débilitants à long terme. Quel lien supplémentaire direct les femmes doivent-elles établir? LACSEF a pressé le Commissaire du Service correctionnel doffrir immédiatement un règlement compensatoire à Madame Proctor et à lautre prisonnière anonyme. Nous avons aussi conseillé vivement au Commissaire de continuer les efforts pour localiser les quelques vingt (20) et plus autres femmes ayant subi les expériences. Nous avons de plus recommandé avec insistance au Commissaire, étant donné la probabilité que les femmes ne désirent pas que leurs familles connaissent ces circonstances, dencourager les femmes à sidentifier en leur assurant le respect de leur anonymat. Étant donné que les expériences antérieures de ces femmes peuvent les dissuader de sidentifier volontairement au Service correctionnel du Canada, lACSEF a aussi offert son aide à cet égard. Les membres du Comité denquête nous ont assuré que le respect de la confidentialité et de lanonymat seront assurés. Malgré tout, peut-être quaucune autre femme ne sidentifiera. LACSEF a fait face à de tels défis par le passé, lors de la phase recherche du dossier sur la défense des femmes battues. Nous faisions face au défi dessayer de localiser les femmes ayant besoin daide mais ne désirant pas être identifiées publiquement. Par conséquent, lACSEF a offert de faciliter les contacts pour les femmes. Nous respecterions, bien sûr, le désir des femmes qui veulent demeurer dans lanonymat, tout en recueillant les informations nécessaires afin de justifier leurs requêtes. Le ministre, Andy Scott, sest engagé à assurer que les prisonnières, ayant été sujettes à des expériences LSD soient traitées de façon équitable et à résoudre lensemble du dossier de façon rapide et juste. Le ministre sattend à recevoir le rapport du Centre McGill avant lajournement de la Chambre des Communes à lété. [Francais][English] [E-Mail: kpate@web.net] |