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l'Association Canadienne des Sociétés
Elizabeth Fry La Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition (LSCMLC) Le 2 novembre 1997 marque lanniversaire de la proclamation de la LSCMLC. Selon la Loi, le Parlement doit procéder à un examen de la LSCMLC cinq ans après son entrée en vigueur. Par conséquent, au mois de mars 1997, le Solliciteur général a entamé des consultations nationales et régionales sur la Loi et, le Comité permanent sur la justice et les droits humains révisera la Loi à lautomne 1998. En général, la Loi nest pas un problème; le manque de mise en oeuvre des composantes de la Loi est le vrai problème. LACSEF a encouragé le Solliciteur général à donner vie aux articles progressifs. Par exemple, lACSEF aimerait voir la mise en oeuvre de la section 77, qui stipule que le Service correctionnel du Canada (SCC) a le devoir de consulter et dimpliquer les groupes intéressés de femmes et autres groupes. Même si la LSCMLC ne nomme pas lACSEF, limplication claire est que lACSEF, le seul groupe national de femmes dont le mandat inclut les femmes en prison, doit être directement impliqué dans le développement des politiques et des programmes pour les femmes purgeant une peine fédérale. LAssociation des femmes autochtones du Canada est un autre groupe qui devrait être impliqué étant donné leur rôle avec le Groupe détude sur les femmes purgeant une peine fédérale, le développement de la loge de guérison Okimaw Ohci et la Prison pour femmes de Kingston. Les femmes autochtones sont largement surreprésentées dans la population carcérale et sont classées dune façon disproportionnée comme détenues à sécurité maximum. Dautres groupes pourraient aussi être consultés, sétant impliqués depuis le début avec le Groupe détude sur les femmes purgeant une peine fédérale. LACSEF presse aussi le ministre dassurer la mise en oeuvre totale des sections 80 à 84, sections traitant des détenu(e)s autochtones. La section 80 mandate le SCC dimpliquer les groupes autochtones non gouvernementaux. Les sections 81 et 84 donnent lautorité au SCC de faire des contrats directement avec les communautés autochtones afin doffrir des services aux détenu(e)s autochtones (ex.: supervision de la libération conditionnelle, centres de traitement, autres options de remise en liberté communautaire et de mesures correctionnelles). LACSEF aimerait aussi quil y ait une exclusion accompagnant la section 30 de la LSCMLC. Cette section exige que soit attribué un classement sécuritaire minimum, médium ou maximum à chaque détenu(e). Conformément à la discussion ci-dessus à légard du système de classement, lACSEF aimerait que les femmes et les détenues autochtones soient exclues de lapplication de la section 30. Actuellement, il y a seulement six maisons de transition pour les femmes purgeant une peine fédérale à travers le Canada (une au Québec (Montréal); quatre en Ontario (Ottawa, Kingston, Brampton et Toronto); une en C.-B. (New Westminster)). Aucune dans les provinces des Prairies et de lAtlantique. Dans ces régions, les femmes sont actuellement placées dans des maisons pour hommes. La Sous-commissaire pour les femmes prépare actuellement une stratégie communautaire de remise en liberté pour les femmes purgeant une peine fédérale. LACSEF aimerait voir la mise en oeuvre des articles touchant les remises en liberté communautaires pour les femmes purgeant une peine fédérale, peu importe leur lieu géographique. Nous recommanderons que le SCC finance le développement des ressources communautaires de résidences, doptions de soutien communautaire, familial et personnel conçues spécifiquement avec et pour les femmes. Dautres services doivent aussi être développés pour les femmes. Par exemple, les permissions de sorties sont permises jusquà 60 jours pour le travail. Le travail des femmes à la maison, spécialement le soin des enfants etc., devrait être qualifié pour une telle remise en liberté. LACSEF aimerait aussi voir la mise en oeuvre des recommandations de la juge Arbour en ce qui a trait à laccès aux tribunaux pour les détenues, et aussi laugmentation de lexamen judiciaire minutieux du SCC. LACSEF reconnaît le droit des détenues davoir accès à des redressements réparateurs, tel quune peine réduite pour celles dont les peines sont altérées par le Service correctionnel. Trop souvent, les pratiques correctionnelles démentissent la prétention que les juges nenvoient pas les gens en prison avec lintention quils soient gardés en ségrégation ou autres formes disolement pour de longues périodes de temps. Il nest pas non plus prévu que les détenues soient soumises au genre de traitements punitifs révélés par lenquête Arbour. La prison est la punition, non pas le lieu pour en ajouter. LACSEF supporte aussi la recommandation de la juge Arbour en ce qui concerne le fait quil y ait des sanctions légales ou des pénalités pour le personnel qui intervient dans une peine sanctionnée judiciairement en imposant des conditions sévères, en violant les droits légaux des détenues, etc. LACSEF abordera ces questions et dautres questions systémiques lorsque nous plaiderons notre cause auprès du Comité permanent sur la justice et les droits humains. [Francais][English] [E-Mail: kpate@web.net] |