« Les femmes constituent la population des prisons en plus grande croissance au monde, et le gouvernement canadien aggrave cette situation en n’abordant pas des facteurs qui y contribuent, comme les répercussions du manque de normes nationales pour les services sociaux et les soins de santé, ce qui a eu comme conséquence de presque détruire notre filet de sécurité sociale », ajoute le Dr. Watkinson.

« Les femmes ayant les problèmes de santé mentale les plus graves languissent en isolement. D’autres font l’aller-retour entre l’isolement cellulaire en prison et les services de médecine légale fermés à clé des hôpitaux psychiatriques. On les punit sans relâche pour leurs problèmes de santé mentale. Les statistiques du gouvernement révèlent de la discrimination envers les détenues autochtones.

Les femmes autochtones représentent entre 1 % et 2 % de la population canadienne, 27 % des femmes qui purgent des peines dans les prisons fédérales et environ la moitié des femmes classifiées comme des prisonnières à sécurité maximale. Les femmes ont tendance à réagir d’abord à l’isolement au moyen de l’automutilation et du suicide.

Avec la surveillance accrue, les femmes désespérées commencent à s’en prendre entre elles et au personnel – historiquement nous savons que plus la situation en prison est désespérée – nous l’avons décrite en détail dans nos présentations à la Commission – plus les suicides et les prises d’otages deviennent les derniers recours des détenues. Par son incapacité de remédier à ces situations, le gouvernement est complice de la tendance accrue de reléguer plus de femmes à la rue, à la prison ou à la mort », déclare Pate.

« Nous nous attendons à ce que la Commission soit proactive et qu’elle ordonne au gouvernement du Canada de passer immédiatement à l’action afin de mettre fin à la discrimination. Nous nous attendons à ce que la Commission s’assure de changements significatifs afin d’empêcher que les femmes soient victimes de plus de tort et d’injustice. Ceci exige la mise en place de mécanismes de responsabilité totalement indépendants, d’une compensation pour la violation des droits et de la fermeture des nouvelles unités de ségrégation à sécurité maximum pour femmes », conclut le Dr. Ailsa M. Watkinson.

Pour obtenir plus d’information, veuillez communiquer avec :

Dr. Ailsa Watkinson
Présidente ou
Kim Pate
Directrice générale de l’Association canadienne des sociétés Elizabeth Fry
au 613-298-2422
ou kpate@web.ca


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