Tout comme ce fut le cas avec la Commission Arbour, le Service Correctionnel du Canada a tendance à nier et à éviter sa responsabilité face à une faute. Ce n’est qu’une question de temps avant que le Service Correctionnel du Canada soit encore une fois appelé à rendre des comptes.

La confusion engendrée par les peines minimum d’incarcération

L’Association Canadienne des Sociétés Elizabeth Fry demande depuis longtemps que le ministère de la Justice adapte la défense de légitime-défense à la réalité des expériences des femmes battues qui se défendent. Après la décision de la Cour Suprême du Canada dans Lavallée en 1990, l’Association Canadienne des Sociétés Elizabeth Fry et d’autres groupes de femmes qui travaillent à promouvoir l’égalité, ont demandé la révision des causes des femmes emprisonnées pour avoir tué un conjoint violent.

Ces efforts ont permis d’obtenir une révision dont le but était d’examiner les causes des femmes emprisonnées suite à leur implication dans la mort de leurs conjoints et de recommander comment on pourrait assurer une certaine justice pour ces femmes sentencées pour meurtre au Canada et dont les circonstances auraient dû permettre une défense de légitime- défense.

L’Association Canadienne des Sociétés Elizabeth Fry a aussi été impliquée dans des consultations nationales avec d’autres groupes de femmes qui travaillent sur la violence faite aux femmes. Ensemble ils ont réussi à établir le lien entre l’expérience de la violence par les femmes et leurs condamnations à l’emprisonnement.



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